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Coupe des Alpes 2007 Print E-mail
Written by Patrick Seitert   
12-28-2007
Article Index
Coupe des Alpes 2007
Sur la route d'Evian
1ère étape : Evian - La Clusaz
2ème Etape : La Clusaz - Evian les Bains
3ème étape : Evian Les Bains - Alpine d'Huez 
4ème étape : Alpe d'Huez
Epilogue

3ème étape : Evian Les Bains - Alpine d'Huez 

190 Kms, 6 cols, 4 contrôles – Où il est question de vélo – des cols pour berlinette –Où il est à nouveau question de gendarmerie – Un gag de l’honorable Helmut Spountz

Après le déjeuner, c’est à nouveau l’embouteillage car il faut retraverser Aix et surtout faire la queue à l’une des rares stations, mais c’est primordial car cette étape va nous emmener dans la montagne profonde où la distribution d’essence devient problématique. 

La montée du Mont Revard est très roulante, la route vient d’être refaite et c’est un boulevard avec des belles courbes qu’on peut prendre sans effort même si la montée est raide et continue. Comme il n’y a pas de souci de navigation ou de pilotage j’ai le temps de narrer à Daniel que, ma mère ayant pris ses quartiers d’été au sommet du Revard j’étais venu passer 8 jours en sa compagnie et que chaque matin je descendais à vélo pour aller acheter l’Equipe…et que je remontais, 15 minutes pour la descente , plus d’une heure pour la remontée (alors que les bons coureurs du Tour de France doivent faire cette « grimpette » dans la demi-heure !) ; en tout cas pas de souci pour la berlinette qui avale la monté en 3° en ronronnant et nous basculons sur la Féclaz et une fin d’étape autrement plus mouvementée avec une succession de cols autrement plus sportifs que le Revard, à savoir le Marocaz en hors d’œuvre (958m), le grand Cucheron (1188m) et surtout le col du Glandon avec ses épingles redoutables et un sommet à 1924m la chaleur éprouvant les mécaniques, avant pour conclure la montée vers l’Alpe d’Huez par le coté peu connu.

Quelques souvenirs marquants de cet après-midi. Dans une descente avant d’arriver dans un petit village c’est l’embouteillage pare chocs contre pare-chocs et nous craignons tous la catastrophe c'est-à-dire un accident ou une sortie de route. Dans la pratique il s’agit d’un embouteillage provoqué par la queue des pilotes non prévoyants devant la seule pompe à essence du coin. En montée à l’entrée d’un lacet sur la gauche, je suis debout sur les freins car devant la Ferrari 250GT Lusso a dû passer la marche arrière pour pouvoir reprendre sa montée et son très chaleureux propriétaire se gare bien à droite pour nous faire signe de passer.

Quelques kilomètres plus loin, mauvais entente entre le navigateur et moi, et dans un lacet manifestement mal estimé, la berlinette arrive vraiment trop trop vite, heureusement il y a un tout droit sous forme d’une piste forestière… dans lequel vient  de s’engager un autre concurrent et je crains de l’emboutir. Au dernier moment violent coup de volant pour balancer l’auto, qui se met en travers, bonne dérive des 4 pneus, rattrapage d’un léger contre-braquage, stabilisation par l’accélérateur et la berlinette bondit vers le lacet suivant. Daniel enthousiasme applaudit alors que je suis en sueur et quand même pas trop fier car c’est passé juste.

Dans la descente du Glandon je lève le pied même si mes freins se révèlent de plus en plus résistants, et j’ai encore une pensée pour tous ces grands pilotes qui arrivaient à maintenir l’attaque pendant 3 nuits et 2 jours et sur un parcours faisant largement le double.

Nous sommes un peu déçus car la montée vers l’Alpe ne se fait pas par les légendaires  lacets, mais par le coté nord. La route est étroite, mal pavée et nous nous retrouvons bouchonnés par la doyenne des concurrents une Lancia Aurélia B20 portant le n°1 et que je respecte d’autant plus qu’elle est de couleur jaune. Comme le veut la règle non écrite entre gens de bonne compagnie, son pilote le suisse Colombin se serre bien à droite en levant le pied et dans un bout de ligne droite d’un geste de la main nous fait signe de doubler. Je passe la seconde, le moteur rugit dans les tours et je double en me rabattant vite fait bien fait devant…un break de la Gendarmerie dont le conducteur furieux ou surpris nous agonise d’appels de phare et de coups de klaxon.Je continue à monter à bonne allure (de toutes façons largement en dessous de la vitesse autorisée vu la sinuosité du parcours) en me demandant si les Gendarmes ne vont pas faire demi tour pour engager la poursuite. Dans la pratique break contre berlinette peu de chances d’être rattrapés, mais à l’étape avec notre couleur si typique cela risque d’être moins évident. Daniel me rassure en me disant que la vitesse était sous la limite et qu’il n’y avait pas de bandes blanches.
Je me rassure un peu plus en constatant que nous sommes dans l’un des hôtels les plus éloignés du centre où se trouvent la majorité des concurrents.Le soir en descendant à pied vers ce centre où se tient le dîner au palais des Congrès, nous croisons effectivement nos Gendarmes et leur break bleu. Sont ils à la recherche d’une berlinette jaune vanille ?
Heureusement la rencontre du joyeux Brossette, le proprio de la Ferrari, nous tire de nos angoisses et nous installons à sa table pour qu’il puisse nous narrer ses exploits (sans direction assistée, la montée des cols est vraiment un exploit pour son conducteur) et nous informer que la 911 de l’inénarrable Helmut Spountz…est en panne !


L’ami Daniel assez fier de poser parmi ces 3 légendes.

Ce dernier se met justement à notre table et en essayant de garder pour nous tout sentiment assez mesquin de moquerie, chacun s’efforce de déterminer la nature de cette panne inadmissible.

Spountz toujours péremptoire nous coupe et nous indique qu’il a actionné l’assistance du rallye et qu’il s’étonne d’ailleurs que le responsable ne soit pas encore là. Je lui signale toutefois que je connais bien ce responsable le très serviable Michel Baumet, garagiste spécialiste de Porsche en Avignon et ami de l’ami Georges et Spountz me demande si dans ce cas je peux intervenir pour que ce dernier prenne en priorité la réparation de sa 911. Mi-figue mi raisin j’indique à Helmut qu’un billet de 100 euro arrangerait ses affaires. Et au dessert Michel qui fait aussi fonction de voiture balai est accueilli par les hourrahs de l’assistance et je vois Helmut se précipiter, sinon le billet salvateur à la main du moins avec une fougue toute plébéienne pour être en tête.Pour notre part mission de bon samaritain rempli il est temps d’aller nous reposer pour être bien frais pour l’étape marathon du lendemain qui doit nous mener vers Nice à travers quelques cols de renommée de moins aussi forte que la pente.


 
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