Salon Auto Moto de Reims

L'AGCC, club regroupant les passionnés Alpine et Gordini de Champagne tenait un stand au Salon de Reims, les 12 et 13 mars 2005. Thierry Falsetti, membre de l'AGCC et modérateur du forum d'AlpineRenault.com, accueillait les passionnés d'Alpine, y présentait les activités de votre site Internet préféré et de son club.

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Coupe des Alpes 2007 Print E-mail
Written by Patrick Seitert   
12-28-2007
Article Index
Coupe des Alpes 2007
Sur la route d'Evian
1ère étape : Evian - La Clusaz
2ème Etape : La Clusaz - Evian les Bains
3ème étape : Evian Les Bains - Alpine d'Huez 
4ème étape : Alpe d'Huez
Epilogue

4ème étape : Alpe d'Huez – Nice 

390Kms, 6 cols dont 4 à plus de 2000 -  derniers contrôles – histoire d’huile à la Devos - une panne enfin ! – un pique-nique dans le désert des Tartares – La Fête est finie

Au petit matin il fait assez frisquet en haute montagne et notre voisin a dû mal à démarrer son Alfa-Roméo Veloce 1750GT totalement coursifiée limite code de la route ; rien à faire le démarreur peine et n’arrive à faire péter le moteur. Nous les aidons à pousser la voiture dans la pente et après quelques centaines de mètres le moteur se met à pétarader le temps que les bougies s’auto-nettoient. Nos amis belges démarrent à leur tour sans souci le V6 de leur A310. Je m’installe dans la berlinette, contact, la pompe gave les carbus, 4 coups d’accélérateur, démarreur, le moteur se met à tourner à la première sollicitation…mais le témoin rouge de pression reste allumé et l’aiguille du mano au repos. Je coupe immédiatement et je vais vérifier le niveau d’huile : correct.Je remets en route toujours le témoin en rouge et l’aiguille inerte. Je laisse tourner au ralenti et j’ouvre le bouchon pour l’appoint d’huile : l’huile monte bien graisser les culbuteurs. Je décide de prendre la route mettant l’anomalie sur le compte d’un mauvais contact (cf. note 7) et effectivement quelques virages plus bas avant de pointer au départ tout rentre dans l’ordre et au moins cette angoisse aura permis d’en masquer une autre survenue lors du petit déjeuner au sujet de nos Gendarmes à la recherche d’une berlinette jaune. 

Cette fois nous descendons l’Alpe par les fameux virages un des hauts lieux du Tour de France cycliste et d’ailleurs nous croisons des dizaines de cyclistes qui montent à la poursuite de leur Everest personnel, pendant qu’un autre dans le même sens que nous descend au même rythme que les voitures : c’est vraiment impressionnant et incroyable.Dans un des derniers villages de la vallée avant d’attaquer le Lautaret nous repérons une vraie Lotus Seven avec conduite à droite garée devant un café. Nous stoppons pour faire connaissance autour d’un café du sympathique équipage helvétique mixte les Zoliker  et il va se trouver que nous allons souvent nous retrouver ensemble dans cet étape marathon et pour moi c’est à nouveau le clin d’œil vis-à-vis de nos 2 génies tutélaires Colin Chapman et Jean Rédélé.

Au sommet du Lautaret, on laisse sur la gauche le col du Galibier où l’année dernière Jaune vanille avait eu tant de mal à se hisser pour cause de chauffe intempestive et c’est la longue et très roulante descente sur Briançon avec comme impératif de faire le plein d’essence et de trouver de l’huile de marque Elf.La seule station porte les couleurs de Total, parfait pour le plein mais problème pour trouver de l’huile Elf. (cf. note 8)

Je me rends auprès de la gérante pour payer et engage avec elle une conversation qui aurait sans doute ravi ce tortionnaire joyeux des mots le regretté Raymond Davos.Moi : où puis je trouver de l’huile Elf Excellium 5W50 ?Elle : dans une station Elf !Moi : Où se trouve la station Elf de BriançonElle : il n’ y en a pasMoi : Où est la prochaine station Elf ?Elle : à 50 Kms sur la route de Gap.Moi : Bon comme nous prenons par le col de l‘Izoard tout de suite en sortant de la ville cela va faire un détour…Elle : prenez donc de la Total 5w50 de toutes façons les huiles sortent du même tonneau. Je me rends donc à la gondole des huiles où je trouve des bidons Total et …une rangée de bidons Elf.

Je me rends tout fier avec mon bidon d’Elf Excellium 5W50 et je n’ai pas le temps de placer un mot car :Elle : vous voyez Elf ou Total c’est la même chose c’est la même maison !Daniel mis au courant est mort de rire et pour lui ce n’est pas du Devos mais du Deprosges dans le texte. 

A la sortie de Briançon, rassurés d’avoir la bonne huile d’appoint nous prenons à gauche pour la longue montée de l’Izoard dont j’ai un très mauvais souvenir car en 2006 je connaissai de gros problèmes de chauffe avec Jaune Vanille. Cette fois ci l’œil rivé aux manos de température entre 2 virages je constate que tout va bien et je peux monter en donnant toute la puissance. Peu avant d’arriver au sommet nous nous arrêtons toutefois car l’historique Mini Cooper S vainqueur de l’édition 1967 aux mains de Paddy Hopkirk semble en panne capot ouvert. Mais le propriétaire l’estimable et honorable Mister Wang nous assure qu’ils ont une panne d’embrayage mais qu’il suffit de purger le circuit, ils attendent seulement que le moteur refroidisse.

La descente par la Casse déserte est toujours aussi impressionnante et je peux encore une fois vérifier la remarquable endurance des freins avec ces nouvelles durites avia et je regrette de ne pas avoir fait la modification plus tôt dans mon souci quelque peu maniaque de rester en origine.

Mais c’est déjà la montée du col de Vars sous une forte canicule et nous luttons contre la déshydratation en vidant notre bouteille d’eau, heureusement il y a un contrôle au sommet avec l’habituel arrêt rafraîchissement Nous doublons ébahis un vélo sur lequel un handicapé couché monte à la force des poignées et avec le pouce levé nous lui adressons nos félicitations et nos encouragements. Peu après il me semble à nouveau que les vitesses sont dures à passer, je n’ose m’arrêter encore une fois pour vérifier une fuite éventuelle de l’huile de la boîte, mais en arrivant au contrôle cette fois c’est grave je suis bloqué en 2° et je suis obligé de voler le contrôle pour aller m’arrêter sur le parking tout de suite après le sommet. Je cale et je constate que la pédale d’embrayage est toute molle. Daniel bondit vers le contrôle pour faire pointer notre feuille et expliquer la raison de notre passage en force.

Quand il revient il m’annonce que nous ne prenons pas de pénalités et que le commissaire lui a dit que Michel de l’assistance serait là dans une petite heure. 


Au sommet du col de Vars Daniel ne peut que constater les dégâts ! 

Après nous être désaltérés, j’explique à Daniel, qu’en attendant Michel Baumet on va essayer de se dépanner en faisant nous-mêmes la purge  en utilisant la technique des Shadocks ceux qui pompaient, qui pompaient !

Le moteur est encore chaud, la vis de purge du cylindre récepteur inaccessible à la vue et je dois travailler à l’aveugle avec ma main sous les carbus actionnant la clé de 10 ; Daniel assis à la place du conducteur pompe, j’ouvre la vis, un mélange gazeux jaillit m’ébouillantant la main. J’essaie avec un gant mais je suis trop maladroit, alors Daniel pompe, pompe, pompe et moi j’ouvre, je ferme, j’ouvre, je ferme, j’ouvre, je ferme, mes doigts se transformant peu à peu en frites. Heureusement j’entends bientôt le cri salvateur de Daniel : « c’est bon, la pression est revenue ! »

Nous nous rendons au camion des organisateurs pour réclamer une première Badoit pour nous nettoyer …les mains, et une deuxième pour nous désaltérer.Sur ce débarque le break d’assistance avec le sympathique Michel qui me dit : « je bois un coup et je regarde ton problème d’embrayage »Je lui explique que nous sommes des grands garçons et que le problème est réglé.Il se marre et me dit que si tous les concurrents se débrouillaient ainsi il serait lui au chômage. Du coup je lui demande comment s’est terminé la panne de Spountz et il se marre.

Michel : rien de bien grave juste le fusible de pompe électrique d’essence sorti de son emplacement, sans doute suite à un cahot.Moi : Tu as gagné facile un billet de 100Lui : tu veux rigolerMoi : un billet de 50 alorsLui : tu te crois où ?Moi : 20 euro alors !Lui : Mais tu rêves !Moi : un billet de 10 alorsLui : écoutes c’est simple j’ai failli lui dire que je ne faisais pas l’aumône et que sa pièce il pouvait se la mettre où je pense !!!

Moralité : la suffisance n’empêche pas la radinerie, et plus tard notre seigneur à la Ferrari 250GT Lusso était mort de rire quand je lui ai raconté cette anecdote.Mais il est grand temps de repartir car nous n’avons pris du retard et il faut pointer à temps au col de la Bonnette qui est le sommet le plus élevé de l’épreuve et l’endroit où les organisateurs nous remettent le panier en osier avec les victuailles et un sac contenant une table pliante et 2 chaises pour le pique-nique, pas évident à caser dans la berlinette, d’autant qu’on ne peut s’arrêter au sommet par manque de place et qu’il nous est conseillé de descendre car il y a de nombreux endroits pour stationner par la suite. A ce contrôle je voudrais saluer un courageux Farnaute, dont je n’ai retenu ni le nom ni le pseudo mais dont la présence nous a fait chaud au cœur.Dans la descente le paysage est grandiose, majestueux et désertique, et au détour nous tombons sur un décor digne du désert des Tartares avec des baraquements militaires abandonnés et en ruine et une plaque rappelle que des troupes alpines y ont séjourné au siècle dernier pour contrôler la frontière et signaler l’invasion de barbares venant de l’est ( !), tout à fait le contexte du  désert des Tartares.

Nous nous arrêtons d’autant plus volontiers que nos amis belges en A310 nous font des signes pour se joindre à eux et nous pique-niquons ensemble face à un paysage grandiose. L’équipier Muyldermans qui est photographe et donc curieux après le café nous emmène visiter la salle du corps de garde qu’il a repérée et nous montrer des fresques murales  en bon état et qui représentent une bamboula de négresses en folie se livrant à toutes les débauches imaginables avec des chasseurs alpins…à ski. Cela devait être à l’époque de la Revue Nègre et de Joséphine Baker et on peut imaginer que l’artiste après une permission parisienne avait lutter contre la monotonie des longues nuits d’hiver en dessinant sur le mur pour ses copains le récit illustré et fantasmé de sa permission.

Après ces digressions nous reprenons la route vers St Etienne de Tinée et il fait tellement chaud que je n’ai pas le courage de suivre le rythme de nos amis belges et je descends à ma main en expliquant à Daniel ce que je pense être à l’origine de l’air dans le circuit d’embrayage, c'est-à-dire au moment du remplacement des durites quand le mécano avait bien vidé les 2 bocaux dont celui d’embrayage (voir introduction)


Devant les baraquements des troupes alpines dans la descente du col de la Bonnette. D’ici on ne peut voir les fameuses fresques. Mais l’ami Muyldermans ici entre les  Alpine a pu prendre les photos pour témoigner.

Dans la vallée nous allons retrouver nos amis suisses en Lotus Seven et nous allons faire une grande partie de la route avec eux et en particulier la montée de la Couillole avec sa route étroite et mal pavée par endroit. Notre ami suisse attaque et j’ai le plus grand mal à le suivre, recollant chaque fois qu’un concurrent moins rapide le bouchonne le temps de trouver un endroit pour serrer à droite et nous laisser passer. Nous sommes bluffés avec Daniel car nous pensions que la Lotus faite avant tout par le circuit et là sur route ouverte nous avons beaucoup de mal à suivre. Je surveille les manos car la température extérieure en ce milieu d’après midi  a dû dépasser les 30°, l’eau oscille entre 90 et 100 et l’huile s’est stabilisée à 95°, quand à l’équipage il est en sueur ; dans les derniers lacets je laisse partir la Lotus…que nous retrouvons au contrôle le pilote effondré au volant son équipière lui versant une bouteille sur la tête car notre ami est limite insolation. Nous profitons tous du camion buvette pour nous désaltérer et laisser les moteurs refroidir. De toutes façons la fête est terminée et le dernier col celui de St-Raphaêl va se faire en conduite touristique d’autant que les organisateurs nous ont prévenu de la présence des forces de l’ordre en vue de Nice. Et effectivement à l’entrée du charmant village de Sigale il y a un embouteillage causé par une brocante locale et un radar qui a piégé une Ferrari (dommage cela n’est pas la jaune BB512 du cuistre à la sortie d’Evian).

Il n’y a plus qu’à se laisser descendre vers la Grande Bleue, retrouver les embouteillages de la Cote d’Azur, nous traîner le long de la Promenade des Anglais, sous les hourrah de la foule certes mais à un train de sénateur peu compatibles avec la fougue de nos moteurs. Petite déception car les organisateurs n’ont pu obtenir l’installation d’un parc fermé sur la Promenade, et une fois la ligne d’arrivée franchie les voitures se répartissent dans les différents parkings des hôtels où les concurrents sont logés et proches du Palais de la Méditerranée où se déroulera le dîner de clôture et la remise des Prix. Il n’y aura donc pas comme à Cannes l’année dernière cette incroyable communion entre les spectateurs et les participants, décidément la Fête est terminée.


Photo de Jaune vanille parue dans le programme de l’édition 2008


 
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