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Renault 8 Gordini Print E-mail
Written by Hervé Valette   
03-05-2004

La 4CV 1063 et la Dauphine 1093, versions sportives extrapolées des modèles de base bien connus de la gamme, s'illustrèrent fréquemment en compétition, remportant même quelques flatteuses victoires. Avec la R8, Renault respecta la tradition et confia au Magicien Gordini le soin de tirer la quintessence du moteur de série.

Les visiteurs du Salon de Paris 1964 eurent la primeur de ce véhicule qualifié, a priori, de sportif, mais dont la carrosserie identique à celle de la R8 ordinaire, a d'infimes détails près, évoquait plutôt la bonne bourgeoise paisible que le bolide rageur.

Pourtant, en y regardant de plus près, le sigle Gordini apposé à l'arrière, le diamètre inusité des projecteurs et surtout cette robe criard (appelé bleu de France), affublée sut toue sa longueur de deux bandes blanches, saugrenues sur un tel véhicule, enlevaient à la voiture tout son caractère anonyme.
Les caractéristiques, par contre, sortaient totalement de l'ordinaire, puisque la Régie revendiquait une puissance de 95cv SAE à 6500 trs/mn pour une cylindrée de 1108cc, et des performances largement au dessus de la moyenne :165 km/h en vitesse maxi et 35" au km départ arrêté. Mais le principal mérite de cette berline résidait avant tout dans son prix très abordable étant donné son caractère : moins de 12000 francs.

Le mois suivant, en novembre la Régie fit faire à sa dernière née son baptême du feu au Tour de Corse. Ce fut un triomphe : 4 Gordini dans le cinq premières au classement général, l'équipage Vinatier-Masson, vainqueur, triomphant dans des conditions atmosphériques épouvantables. Il est à noter que Renault n'avait pas hésité à engager ses Gordini malgré l' handicap de la catégorie sport.

Le 1er janvier 1965, la R8 Gordini fut homologuée en tourisme et autorisée à recevoir certaines modifications : en particulier l'adoption d'une boîte cinq vitesses, ce qui lui faisait défaut jusqu'alors et ne permettait pas d'exploiter au mieux la puissance disponible, et une calandre munie de quatre phares dont deux longues portée à iode.

Cette année-là vit la création d'une série d'épreuves organisées par la Régie Renault, Dunlop et notre confrère Moteurs, appelée coupe nationale R8 Gordini et destinée à révéler des espoirs français de la compétition. La marge de tolérance admise en matière de modification étant très faible, les concurrents se retrouvèrent tous à égalité et seules les qualités de pilotage départagèrent les participants. Les triomphateurs de cette première année furent Mieusset, vainqueur de la finale et Dayan qui reporta le premier pas Dunlop qui récompense l'ensemble des performances accomplies pendant la saison. La première édition de la coupe Gordini comprenait un certain nombre d'épreuves en circuit et de courses de côtes et permit à de nombreux jeunes pilotes de se faire connaître : Andruet, Jabouille, etc. La formule fut reconduite l'année suivante, mais les courses de côte furent supprimées et seules comptèrent les courses en circuit. 1966 vit la Gordini s'illustrer en circuit et l'équipage Bianchi-Viantier offrit à la Régie une très belle victoire en catégorie 850 à 1150cc aux 24 Heures de Spa à la moyenne de 145,418 km/h.

En juin 1966, une nouvelle version de la Gordini fut présentée. Elle se différenciait extérieurement du modèle précédent par une calandre 4 phares, des jantes plus larges montée en série et des ouïes d'aération situées devant les freins. Le moteur de 1108cc passait à1255cc et recevait une boîte 5 vitesses. L'alimentation était confiée à 2 carburateurs Weber  double corps alors que le modèle précédent était équipé de 2 double corps horizontaux Solex. Les performances s'en trouvèrent nettement améliorées puisque la vitesse maxi s'établissait à 175 km/h et que le kilomètre départ arrêté était parcouru en 33".
Autre modifications : un alternateur remplaçait la dynamo, un deuxième réservoir d'essence d'une capacité d'environ 26 litres était monté dans le coffre avant.

Contrairement à la 1100, Renault prévoyait de construire la Gordini 1300 à une cadence accélérée permettant atteindre rapidement 1000 exemplaires.
Les livraisons du nouveau modèle ne débutèrent qu'après le Salon et furent immédiatement appuyées par une victoire au Tour de Corse de Piot et Jacob sur un prototype de 1440cc.

Le 1° janvier 1967, la Gordini 1300 fut homologuée en groupe 2. Cette année-là. Piot démontra l'éclectisme du nouveau modèle et disputa associé à notre confrère Johnny Rives, le rallye de Suède : son excellente 13° place ne correspond d'ailleurs pas au classement qu'il aurait pu logiquement espérer, des ennuis de boîte le privant d'une place d'honneur.
Associé à Roure il reporta les Rallye des Fleurs et, avec Bernaud, le Rallye Magyar. La Gordini 1300 se signala de nouveau sur les circuits et Riquier-Ottavi remportèrent aux 24 Heures de Spa la victorie en catégorie 1100 et 1300.
La nouvelle édition de la coupe Gordini vit un nombre accru de participants se livrer une lutte acharnée sur les circuits et la finale fut enlevée par Lacareau alors que le premier pas Dunlop revenait à Ethuin.
(l'Automobile - avril 1968)

1970 vu la dernière édition de la Coupe. Le 18 juillet, au Circuit du Castellet,fut présentée la Renault 12 Gordini, traction avant devant remplacer la 8 Gord'.La dernière R8 Gordini fut construite en juin 1970.

Caractéristiques techniques :

 

Compétition :

Tout au long de l'année 1965, la Gordini 1100 se tailla de beaux succès en compétition : le rallye Lyon-Charbonnière grâce encore à Vinatier-Hoffmann, le Tour de Corse de nouveau, mais remporté cette fois par l'équipage local Orsini-Canonici, deux autres Gordini se retrouvaient dans les cinq premières : Vinatier-Hoffmann à la 3° place et les frères Santonacci, à la 5° place.

Au rallye du Printemps, Piot-Jacob remportèrent la 1° place au classement tourisme et la 3°place au général : Vinatier-Hoffmann , toujours eux, obtinrent une victoire à l'indice tourisme de série au Rallye de Lorraine ; Orsini-Canonici terminèrent 2° du Critérium des Cevennes et Andruet remporta la victoire au Critérium national des aspirants 65. D'autres victoires de moindre importance en rallies nationaux vinrent émailler une première saison particulièrement fructueuse.
Entre temps, le 1° juillet 1965, de nouveaux rapports de boîte et des modifications de la hauteur de la culasse avaient été homologuées en tourisme groupe 2.